sábado, 24 de febrero de 2018

Réflexions sur Jesús: Qui es-tu, Jésus?


JESUS :  L’AMI  DES  PAUVRES  ET  DE  DIEU
Un  modèle  pour  être  heureux  en  plénitude.

Guayaquil. PR. Janvier 2018.

Contenu
1.       Jésus fut l’ami des pauvres
2.       Jésus fut l’ami de Dieu
3.       Jésus nous apporte la joie de vivre

Note. Brouillon de travail, dans un premier temps, pour présenter Jésus a des jeunes loin de l’Eglise et de la foi…

Jésus fut une personne normale d’une famille normale. Il fut l’ami des pauvres jusqu’à mourir pour eux. Il passa sa vie à construire le Royaume de Dieu car il avait découvert que Dieu nous aime comme un Père et une Mère. Son message et son témoignage durent jusqu’à aujourd’hui. Ils ont fait le bonheur de beaucoup de gens.


A. JÉSUS FUT L’AMI DES PAUVRES

1.       Jésus enfant et adolescent

a)       Jésus fut une personne normale dans une famille normale
-          Son père s’appelait Joseph et était charpentier-maçon.
-          Sa mère s’appelait Marie et s’occupait de la maison.
-          Les textes évangéliques nous parlent de ses frères et sœurs.

b)       Jésus grandit dans un village appelé Nazareth
-          Nazareth était un petit village perdu et inconnu dans la région nordique de Palestine appelée Galilée.
-          La pauvreté était le signe commun de tous ses habitants.
-          La synagogue était le centre du culte, de réunion, d’éducation scolaire et de l’organisation du village et des environs. Les samedis étaient les jours de prière et de conversation entre les gens et les familles.

c)        L’organisation sociale de Palestine
-          La Palestine était un pays occupé par les Romains. Ceux-ci vivaient, d’une part, des impôts que devait payer chaque famille et, d’autre part, du recrutement de soldats de chaque ville et villages.
-          L’oppression, très dure, provoquait des révoltes continuelles qui étaient réprimées dans le sang et les cendres. A 7 ans Jésus avait vu un bourg voisin, appelé Séphoris, brulé totalement et ses habitants massacrés dans leur totalité.
-          Les autorités religieuses juives avaient une certaine indépendance dans la mesure où elles collaboraient avec les autorités romaines.
-          La synagogue était le centre religieux, juridique et social. Les prêtres enseignaient l’histoire du pays et les lois religieuses et sociales qu’il fallait accomplir. Les autorités religieuses vivaient également d’impôts que payaient toutes les familles.

2.       Jésus jeune homme
-          Jusqu’à 30 ans Jésus vécut comme charpentier-maçon à Nazareth et dans les environs.
-          Les Evangiles ne nous disent nulle part si Jésus forma une famille. Ils le présentent toujours seul.
-          Vers les 30 ans, Jésus décide de devenir prophète itinérant après une rencontre avec son cousin Jean Baptiste.
-          Jean Baptiste prêchait au bord du fleuve Jourdain et invitait à un changement de vie au niveau personnel, religieux et social. Un baptême était le signe des gens qui s’engageaient à une vie nouvelle.

3.       Le projet de Jésus prend son point de départ dans la fraternité
-          Apres l’assassinat de Jean Baptiste par Hérode, le roi de la Galilée, Jésus décide continuer son témoignage : doivent changer les gens, la religion et la société.
-          Pour Jésus, le bonheur de l’humanité réside dans la fraternité à tous les niveaux : Jésus appelle ce projet le Royaume de Dieu, car il croit qu’il a sa source en Dieu.
-          Ce projet sera le résultat de personnes conscientes, organisées et décidées. De petites communautés fraternelles seront le moteur d’un tel projet.
-          Ce projet commencera à partir des gens simples : les pauvres, les marginaux, les oubliés, les exploités…

4.       Jésus et sa communauté d’amis
-          Jésus commence par former une communauté d’amis avec ceux qui décident de le suivre : ils seront une douzaine d’inconditionnels, qu’on appelle les ‘apôtres’, qui font bourse commune.
-          Cette petite communauté va mettre en pratique ce que Jésus veut à grande échelle : la fraternité, la justice et une nouvelle vision de Dieu.
-          Avec eux Jésus parcourt toute la région de Galilée et les alentours pour faire connaitre son projet et en faire partie. C’est le sens des paraboles, ces exemples imagées, et des ‘miracles’, nom donnés aux signes particuliers que réalise Jésus : majoritairement les guérisons.
-          Jésus pratique tout particulièrement le partage, spécialement le partage des repas.
-          La prière pour le Royaume est le ‘Notre Père’.

5.       Les 4 niveaux de réalisation du Royaume

a)       La conversion personnelle : Jésus invite à faire du Royaume le centre de toute la vie individuelle, collective, sociale et religieuse.
b)       Les relations fraternelles : La fraternité est la base de toutes les relations humaines. Cela suppose l’égalité entre les personnes, le partage, la justice, le pardon… Le service est le mot clé de ces relations.
c)        Des structures sociales justes : La fraternité doit se construire au niveau de l’organisation sociale, c’est-à-dire, du travail, du pouvoir, de la justice…
d)       Une vision nouvelle de Dieu et un culte différent :
-          Jésus appelle Dieu son ‘père’ que a un cœur maternel.
-          La relation avec lui sera de confiance.
-          Le culte sera fait d’intimité, de remerciements, de pardon, de demande, en particulier d’une ‘cène fraternelle’ en son honneur.

6.       Les conflits de Jésus terminent avec sa crucifixion

a)       Conflits avec sa famille que croit qu’il a perdu la tête.
b)       Ses voisins de Nazareth veulent le jeter dans un précipice.
c)        Les autorités religieuses le dénoncent comme possédé du démon.
d)       Ses apôtres ne comprennent rien au Royaume et en restent à des relations de pouvoir et de privilèges.
e)       Les foules se laissent manipuler para les autorités religieuses et militaires (romaines).
f)        L’autorité romaine le condamne à être crucifié comme un rebelle subversif.

7.       Le résumé du message de Jésus se trouve dans les ‘Béatitudes’

Selon Matthieu (8)
Selon Luc (4)
« 1. Heureux ceux qui ont l’esprit des pauvres, le Royaume des Cieux est à eux.
2. Heureux les doux, ils auront la terre en héritage.
3. Heureux ceux qui pleurent, ils seront réconfortés.
4. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, ils seront rassasiés.
5. Heureux les miséricordieux, ils auront droit à la miséricorde.
6. Heureux ceux qui ont le cœur pur, ils verront Dieu.
7. Heureux ceux qui sèment la paix, ils seront appelés enfants de Dieu.
8. Heureux ceux qui sont persécutés quand ils agissent en toute droiture, le Royaume des Cieux est à eux. »
« 1. Heureux, vous les pauvres, parce que le Royaume de Dieu est à vous !
2. Heureux, vous qui avez faim maintenant, parce que vous serez rassasiés !
3. Heureux, vous qui pleurez maintenant, parce que vous rirez !
4. Heureux êtes-vous lorsque les hommes vous haïssent, lorsqu’ils vous chassent, et vous insultent, et vous mettent au rang des malfaiteurs à cause du Fils de l’Homme !
Mais :
1. Malheureux, vous, les riches, car vous avez reçu votre consolation !
2. Malheureux, vous, les nantis d’aujourd’hui, parce que vous aurez faim !
3. Malheureux, vous qui riez aujourd’hui, parce que vous serez dans les pleurs et les larmes !
4. Malheureux êtes-vous si tout le monde parle bien de vous : c’est de cette manière que leurs pères ont traité les faux prophètes ! »


Réflexions.
-          Jésus parle ‘des pauvres’, au pluriel, comme collectif : le peuple des pauvres. Les ‘béatitudes’ s’adressent à une communauté de pauvres.
-          Les pauvres dont parle Jésus, selon Luc, ne sont pas les ‘miséreux’, mais ceux qui ont faim et soif, ceux qui sont sans abri, sans vêtements, ceux qui sont malades et emprisonnés, ceux qui ne peuvent satisfaire leurs besoins élémentaires de santé, d’éducation, de travail…
-          Ces ‘pauvres’ selon Jésus, ce sont ceux qui choisissent de vire ensemble dans la sobriété comme un peuple conscient et organisé.
-          Avoir « l’esprit des pauvres » signifie le choix effectif de vivre, penser et croire comme eux : dans la dignité, la conscience collective, la construction d’un projet de société fraternelle…
-          « Pleurent » ceux qui souffrent de la misère, l’injustice, l’humiliation, la marginalité, la méchanceté…
-          « Faim et soif de justice » : le Royaume est le résultat de luttes permanentes sur soi, les uns avec les autres, contre une société injuste…
-          La ‘pureté’ de cœur est la transparence des relations : ‘transparentes’ comme de l’eau pure.

8.       Mort et résurrection de Jésus

a)       La mort de Jésus est le résultat d’un assassinat
-          Les autorités religieuses (juives) et militaires (romaines) se rendaient compte que le mouvement de Jésus affectait leur pouvoir et leurs privilèges. Le système de l’esclavage ne pouvaient changer ni le système de domination religieuse.
-          Jésus s’identifiait avec le peuple des pauvres et voulait pour eux un changement socio-politique et économique, ainsi que religieux.
-          Pour cette raison elles décidèrent de le supprimer en le condamnant à mort. Il avait environ 33 ans.
-          Le supplice de la croix, venu des autorités romaines, était réservé aux rebelles subversifs qui voulaient changer le statu quo existant.

b)       La résurrection de Jésus est un acte de foi
-          Le groupe des apôtres et des disciples de Jésus découvrirent qu’après sa mort, le message de Jésus et le mouvement du Royaume ne pouvaient mourir avec lui.
-          Ils se rendirent compte que la présence de Jésus restait très vive au milieu d’eux. Ils sentirent qu’il continuait de les inspirer et de les animer de l’intérieur avec son esprit de foi et de courage.
-          Pour ces raisons ils décidèrent de continuer à former des communautés qui seraient le témoignage de la vie de Jésus, de son message, du Royaume et de sa présence.


B. JÉSUS FUT L’AMI DE DIEU

1.       Jésus ne nous explique pas qui est Dieu mais comment il agit et ce qu’il attend de nous.
-          Jésus nous dit que Dieu agit comme un père ou une mère qui nous aime, nous pardonne, nous accompagne…
-          Il nous explique que sa volonté est de construire le Royaume, c’est-à-dire, une manière heureuse de vivre personnellement, en société et en communion avec lui.
-          Jésus nous dit que le Royaume est en nous, entre nous et en marche vers sa plénitude : c’est secret des pauvres et de ceux qui s’identifient avec eux pour travailler pour une vie différente, une société fraternelle et un culte de remerciement.

2.       Jésus s’est nourri de la religion de ses compatriotes
-          La religion juive est la religion de l’Ancien Testament de la Bible.
-          L’origine de cette religion est la libération d’un peuple d’esclave en Egypte qui fait, dans cet évènement, l’expérience d’un Dieu ami et libérateur avec eux.
-          Une des bases de l’organisation sociale de ce peuple est le refus de l’esclavage : personne ne doit dominer personne, ce qui oblige à une organisation sociale participative, une organisation économique équitable et une organisation politique solidaire des plus pauvres.
-          La religion juive est composée de lois, comme les 10 commandements de Moises, et de rites, en particulier des sacrifices d’animaux, reconnus immuables.
-          Jésus participait de cette religion, en particulier tous les samedis dans son village et avec les fêtes nationales. Il en dénonçait ses déviations et en révélait son vrai sens : la recherche de la fraternité.

3.       Jésus témoigna jusqu’à l’extrême de l’amour de Dieu
-          Dans la prière, Jésus cherche la communion avec Dieu : sentir son amour et comprendre sa volonté.
-          La vie de Jésus est la manifestation de l’amour de Dieu envers tous, avec une priorité pour les plus pauvres. Jésus est un des sommets l’expression humaine de Dieu, c’est-à-dire, la traduction suprême de la force invincible de la vie et transformatrice de l’amour.
-          Pour Jésus le projet du Royaume de Dieu s’enracine dans l’histoire et la religion de son peuple : l’Ancien Testament. Il a une dimension non seulement individuelle, mais aussi collective, religieuse, économique et politique.
-          Jésus comprit assez vite que son mouvement pour le Royaume allait rencontrer l’opposition mortelle des autorités religieuses et militaires. L’appréhension de sa mort violente le fit suer jusqu’au sang. Jusqu’au bout Jésus manifesta sa confiance en Dieu.
-          Les disciples de Jésus parlent de sa résurrection comme un signe de Dieu. Jésus, sa vie, son message et son mouvement pour le Royaume ne sont pas engloutis par la mort, mais survivent victorieux : Dieu a ‘ressuscité’ Jésus pour toujours.


C. JÉSUS NOUS APPORTE LA JOIE DE VIVRE

1.       Le cœur du message de Jésus est le Royaume
-          Jésus n’est pas venu pour nous dire qui est Dieu mais pour nous intégrer à cette nouvelle manière de vivre e de croire qu’il a appelé le Royaume de Dieu.
-          Jésus n’est pas venu pour créer une nouvelle religion ni sans doute pour fonder un Eglise. Il est venu principalement pour réaliser la naissance du Royaume de Dieu. C’est nous, ses disciples, qui avons transformé le mouvement de Jésus en Eglises.
-          La tendance actuelle est de dépasser les religions et les Eglises pour revenir aux origines du christianisme : nous centrer sur la Royaume.
-          Si l’on parle, depuis le pape Jean XXIII (1961) de ‘l’Eglise des pauvres’, c’est pour manifester que le mouvement de Jésus appartient aux pauvres et à ceux qui assumons les options des pauvres dignes, organisés et croyants.
-          L’option prioritaire pour les pauvres répond au message et au témoignage de Jésus pour transformer l’Eglise tout autant que la société dans la ligne du Royaume.
-          Selon l’écrivain français, Georges Bernanos, « j’affirme que le monde sera sauvé par les pauvres » (‘Les enfants humiliés’, Gallimard, 1949).

2.       Le Royaume est un chemin de bonheur individuel, collectif et socio-politique

a)       Bonheur individuel
-          Le Royaume nous centre sur la dignité personnelle : toute personne est unique et sujet de respect et d’amour.
-          Le Royaume est orienté vers la fraternité qui est la clé du bien vivre ensemble.
-          Le Royaume nous promeut à une dimension spirituelle qui nous ouvre à la plénitude.

b)       Harmonie collective
-          Le Royaume est une invitation à vivre en harmonie les uns avec les autres et avec la nature.
-          Le Royaume qui est pour tous, exige d’être les serviteurs les uns des autres pour la croissance heureuse de chacun.
-          Le Royaume n’exclut personne puisqu’il part des plus pauvres.
-          Le Royaume suppose une nouvelle organisation sociale basée sur la personne : l’égalité de chacun (les droits de l’homme), l’équité dans el partage (économie), la participation à tous les niveaux (politique), la liberté d’opinion et d’expression (idéologie), la dimension spirituelle (transcendance).

c)        Paix planétaire
-          Le Royaume est la fraternité sans frontière.
-          La fraternité est source de respect, de justice et de paix
-          Le Royaume est l’utopie de conformer une seule famille humaine et une seule unité avec la nature et le cosmos.

En 1975, le pape Paul VI écrivait : « Seul le Royaume est absolu ; tout le reste est relatif » (Lette encyclique ‘L’annonce de l’Evangile’ 8, 1975). Vivons donc en conséquence à la suite de Jésus de Nazareth.


domingo, 12 de noviembre de 2017

Jesús fue laico y su mensaje también

EL  MENSAJE  LAICO  DE  JESÚS  DE  NAZARET
José  M.  García  M.

Jornadas anuales de CPS. MADRID 2014.
18 de Octubre de 2014. (anaxagoras54@gmail.com).

Voy a intentar hablar del mensaje laico de Jesús. De entrada nos podemos preguntar ¿Por qué precisamente es laico el Mensaje de Jesús? Porque desde nuestra fe, parecería como que todo lo que viene de Jesús tendría que ser un mensaje religioso, lo mismo que lo que viene de un médico tiene que ver con las enfermedades, o lo que viene de un economista tiene que ver con el dinero, así lo que tiene que ver con Jesús tiene que ser religioso, es lo propio de la religión cristiana. Pero, ¿por qué precisamente laico? Es lo que vemos a ver, y por eso, comprobamos que ya en este enunciado hay un problema. Y consiste en el conflicto que se da entre la religión y el mensaje de Jesús. Se trata del conflicto entre lo laico y lo religioso.
Y en ese conflicto entre lo laico y lo religioso, Jesús opta por lo laico, y rechaza la religión es decir, opta por el “laos”, por el pueblo, en sus dos acepciones, como pueblo elegido y como “ojlós”, pueblo, que se traduce como muchedumbre, como multitud. Entendemos que la religión consiste en una relación con Dios que se realiza por medio (relación “mediada”) de mediadores asociados a jerarquías, es decir, el clero (papa, obispos, curas), que entrañan un sistema de ritos, rangos y poderes sagrados, que implican dependencia, obediencia, sumisión y subordinación a superiores que son invisibles. El mensaje de Jesús es laico, no es religioso. Él fue un profeta laico que anunció un mensaje tan profundamente humano que llega a toda la humanidad, tan profundamente laico que es subversivo al no acomodarse al orden establecido.

(Permítanme una nota de erudición: la palabra “laos·, pueblo, sale 55 veces en el Evangelio y tiene el significado teológico de pueblo elegido. La palabra “demas”, pueblo, sale solo 4 veces y significa pueblo desde el punto de vista sociológico. Y la palabra “ojlós”, pueblo, se repite 175 veces y significa esa muchedumbre de pobres, de campesinos, de niños, de gente inculta y analfabeta, de gente que no tiene nada, de enfermos, de vagabundos, de mujeres embarazadas, de prostitutas, de ladrones, etc. El pueblo lo forman esas multitudes que seguían a Jesús, Mt. 4:25 Lo siguieron grandes multitudes procedentes de Galilea, Decápolis, Jerusalén, Judea y Transjordania. Mt. 5:1 Al ver Jesús las multitudes subió al monte, se sentó y se le acercaron sus discípulos. Mt. 7:28 Al terminar Jesús este discurso, las multitudes estaban impresionadas de su enseñanza.)

Vamos a examinar este conflicto en tres apartados para tratar de verlo con la mayor claridad posible. Jesús es un profeta laico, el mensaje de Jesús es universal y su mensaje es subversivo.




A. JESÚS FUE UN PROFETA LAICO
Solo un laico como Jesús puede predicar un mensaje laico, no religioso. Jesús fue un profeta laico. No fue sacerdote, ni funcionario de la religión, ni maestro de la ley, ni nada parecido. Es más, Jesús vivió y habló de tal manera que pronto entró en conflicto con los dirigentes de la religión de su tiempo, los sacerdotes y los funcionarios del Templo, que eran los representantes oficiales de “lo religioso” y “lo sagrado”. Jesús no es un líder religioso, al estilo de Nelson Mandela, Martín Lutero King, o Gandhi, o Dalai Lama. (Aunque sean también profetas de nuestro tiempo).Y los cristianos no somos seguidores de un líder religioso, sino que seguimos a un Profeta laico.
El líder es una persona que es seguida por otros que se someten a su autoridad. Suelen tener un indiscutible peso moral o político o espiritual entre la gente. Jesús cita frecuentemente a los profetas de Israel y explica su misión como cumplimiento de la profecía de Isaías: “El Espíritu del Señor descansa sobre mí, porque él me ha ungido. Me ha enviado a dar la buena noticia a los pobres, a proclamar la libertad a los cautivos y la vista a los ciegos, a poner en libertad a los oprimidos, a proclamar el año favorable del Señor”.
Un profeta no es el que pronostica el porvenir, el profeta no es un adivino. “Es un hombre llamado por Dios para trasmitir su palabra, para orientar a sus contemporáneos el camino a seguir en sus vidas”. Jesús es el último de los profetas de Israel. Es el que anuncia el Reino de Dios, aunque no lo define, es el que anuncia la liberación de los pobres.
Jesús fue un profeta que vivió de tal manera que en cuanto empezó a actuar y hablar en público, entró en conflicto con los responsables de la religión, los teólogos, y los más estrictos observantes. Jesús no aceptó la religión de su tiempo. Lo central en la vida de Jesús no fue lo religioso, sino lo humano y la humanidad. Jesús se puso de parte de la vida y de la felicidad de los seres humanos. Jesús fue un piadoso israelita que tuvo una fuerte experiencia de Dios, a quien llamaba Padre y que fomentaba la oración no en el templo, sino en el monte, en sitios solitarios y silenciosos. La religiosidad de Jesús no estuvo vinculada al templo ni a los rituales sagrados. Porque la Religión siempre fomenta la desigualdad y también la sumisión.
Dos principios netamente humanos, la libertad y la igualdad, enunciados en el art, 2 de los Derechos Humanos, chocan frontalmente con la religión. Porque la religión es jerarquía y obediencia y produce desigualdad y sumisión. Por supuesto, jerarquía y obediencia a Dios. Pero no sólo a Dios. Sino jerarquía y obediencia a Dios a través de los “mediadores”, es decir, del clero (papa, obispos, curas) que son parte esencial en la religión. Ahora bien, jerarquía es lo mismo que desigualdad (de rangos, dignidades, poderes, categorías…). Y jerarquía es lo mismo que sometimiento, de unos (los que obedecen) a otros (los que mandan). Sometimiento en dogmas, ritos, normas, tradiciones…). Por tanto, donde hay religión no puede haber libertad, ni puede haber igualdad. Lo cual no quiere decir que donde hay relación con Dios no pueda haber libertad, ni pueda haber igualdad. Una cosa es la relación con Dios. Y otra cosa es la relación con la religión de lo sagrado, con sus jerarquías y sus consiguientes desigualdades y sumisiones. Jesús es contrario a la religión, no fundó ninguna religión.
Jesús es el profeta de la libertad. Cumplió perfectamente la profecía de Isaías de proclamar la libertad a los cautivos de la ley religiosa, y la libertad a los oprimidos por el sistema. Pensó y actuó completamente independiente, al margen de la mentalidad oficial impuesta por la religión establecida y por la política del imperio. Jesús ofrece una visión diferente de la oficial, mira al mundo desde abajo, una mirada a ras de suelo capaz de darle la vuelta a lo que existe. No se sometió a los dictámenes de las jerarquías políticas y religiosas de su tiempo. Por no someterse a ese imperio de la ley, Jesús fue perseguido, insultado, amenazado, juzgado, condenado y ejecutado por los representantes jerárquicos y mandatarios de la religión del templo. Y por las amenazas y condenas de los poderosos del imperio romano.
La religión y la política fomentan la mentalidad sumisa, para mantener su poder. Y sabemos por experiencia que la sumisión sin condiciones, (porque lo ha dicho el papa o los Obispos, o lo ha dicho el Presidente del Gobierno) nos da seguridad. Es un hecho que la Iglesia da abundantes muestras de estar más interesada en imponer deberes a la gente, que en defender los derechos de los ciudadanos. Y esto es lo que, desemboca en un sistema “moralmente empobrecido”. Porque fomenta y desarrolla en las personas caracteres de servilismo, de infantilismo, que suplica y espera los “favores” del amo, del patrono, del superior o del jerarca que gobierna. El mensaje de Jesús es todo lo contrario, nos ofrece libertad.
Todo esto es lo que explica por qué Jesús no se pone de parte de la jerarquía, sino que se puso de parte de “los últimos”. Y se enfrentó con “los primeros”. Estuvo siempre con los de abajo, no con los de arriba. También se puso de parte de “los pequeños” (los niños), y se enfrentó a “los grandes” (los sumos sacerdotes). De la misma manera que tuvo conflictos con “los poderosos” y se hizo amigo de “los débiles” (cf. Lc 1, 51-53). En otras palabras, Jesús se puso de parte de las víctimas del sistema religioso-político, que se basa y se mantiene sobre el fundamento de las jerarquías sagradas, los poderes sagrados, las dignidades que vienen de arriba, de los privilegios que merecen los dignatarios de “dios”…
Jesús vivió de tal manera que su relación con el templo fue tal que las jerarquías de la religión se dieron cuenta de que lo que ellos representaban y lo que Jesús representaba eran dos cosas incompatibles. Por eso los jerarcas de la religión lo condenaron a muerte (cf. Jn 11, 47-53). Pero la religiosidad de Jesús fue una religiosidad alternativa a la judía, una religiosidad que no soporta las ataduras con los poderes del orden presente: el honor, el dinero, el poder, para someter a los demás.
Jesús fue un hombre, “nacido de mujer”. Pero, en aquel hombre se reveló Dios. Por tanto, en Jesús, Dios se fundió y se confundió con lo humano. Lo que aparece en los evangelios es que las tres grandes preocupaciones de Jesús fueron:
-          que la gente esté sana, no enferma (curaciones);
-          que la gente no pase hambre (comidas)
-          las relaciones humanas, o sea que sepamos respetarnos, tolerarnos, ayudarnos, entendernos y querernos. Esa es la clave de los grandes intereses de Jesús.
Lo cual quiere decir que Jesús planteó una religiosidad totalmente laica, de forma que sólo desde la laicidad, es posible entender el Evangelio y vivirlo.


B. LAS CARACTERÍSTICAS ESENCIALES DE JESÚS COMO PROFETA SE PUEDEN RESUMIR EN ESTOS TRES ASPECTOS

1.      Jesús es un profeta itinerante.
Jesús no es un hombre que se queda en su casa de Nazaret, tampoco se instala en Cafarnaúm, sino que recorre las aldeas de Galilea. Su predicación fue en Galilea. (Mc. 1,14). Jesús, para realizar su misión docente, no se fue a la capital, Jerusalén, ni siquiera a la importante provincia de Judea. Jesús se fue enseguida a una región lejana, habitada por humildes campesinos y pescadores pobres. Esto significa que la primera decisión importante que tomó Jesús, fue la de irse a vivir y a desarrollar su actividad, a predicar su mensaje, en la región donde está el pueblo más pobre y desheredado, a Galilea. Al llegar a una aldea Jesús busca el encuentro con los vecinos. Se acerca a las casas deseando paz a las madres y a los niños. Recorrió casi todos los pueblos situados en torno al lago. El profeta es un hombre público: su lugar es la calle, la plaza pública, los senderos, el campo. Se halla en contacto directo con su mundo, con los vecinos, con los campesinos pobres. Va a la sinagoga donde los vecinos se reúnen los sábados. Conoce el desencanto de la gente, la opresión de los políticos, el lujo de los poderosos.

2.      Jesús es un profeta subversivo.
Lo que la gente percibe de su predicación es que Jesús pone en cuestión la soberanía absoluta y exclusiva del emperador romano. Para entrar en el Reino hay que salirse del imperio de Roma. No es posible servir a dos señores. No es posible aceptar el Reino acogiendo a Dios Padre, defensor de los pobres, y seguir al mismo tiempo acumulando riquezas a costa de ellos. Por eso, entrar en el Reino, aceptar los valores del Reino, es salirse de ese imperio donde tratan de imponerse los jefes de las naciones y los poderosos del dinero. De esto hablaremos más adelante.

3.      Jesús es un hombre amenazado.
Es amenazado porque no invita a la gente a la resignación, sino a la lucha esperanzada. La actual situación tiene que cambiar. Lo que anuncia es el Reino que tal y como él lo presentaba tenía que ser algo muy sencillo al alcance de aquellas gentes. Lo primero de todo y lo más importante es la Vida y la felicidad de la gente, luego vendrá la religión. No quiere que se hagan falsas ilusiones, sino que recuperen su dignidad. Jesús comunica su propia experiencia de Dios, no la que se venía repitiendo en todas partes de modo convencional. Eso no satisface a nadie. El anuncio del Reino es una denuncia de la injusticia y la opresión. Hoy, el anuncio del Reino es anunciar una sociedad alternativa, proclamar que “otro mundo es posible”, otro mundo donde no reinen los imperios, ni los césares, ni los falsos dioses como el Dinero y el Mercado. Jesús anuncia la liberación de los pobres, una vida humana digna para todos. Los poderes políticos y religiosos no podían soportar semejante lenguaje y le perseguían y amenazaban de muerte constantemente. El que yace en la cruz es un delincuente, condenado por no someterse al poder religioso ni al poder político. A su lado están dos subversivos políticos (es lo que significa la palabra griega “lestai”) no entre dos vulgares ladrones como nos han dicho tantas veces.


C. EL MENSAJE LAICO DE JESÚS ES UN MENSAJE UNIVERSAL
El mensaje de Jesús por ser laico es universal. Porque lo laico es aquello que pertenece al pueblo, a aquello que somos todos y en lo que coincidimos todos, es decir, en la igualdad, porque todos somos seres humanos, al margen de toda creencia o etnia, cultura o ideología. Todos pertenecemos a la única raza humana que existe en el Planeta Tierra. Abarca a toda la humanidad de todos los tiempos y culturas, es lo más profundo de la existencia humana.
Jesús presenta un mensaje que va más allá de cualquier religión, está destinado no solo al pueblo elegido, sino a toda la humanidad, a todos los seres humanos. Jesús es patrimonio de la humanidad, no solo de los creyentes. Rebasa completamente las fronteras de la Iglesia católica y las demás iglesias cristianas. Nos ha dado a conocer a Dios, como Padre, como dador de vida, que quiere la vida y la felicidad para todos los seres humanos, sin ninguna distinción de razas ni de credos, porque todos son sus hijos e hijas. La inmensa mayoría son pobres, en la actualidad suman más de las 2/3 partes de la humanidad. Esta es su elección y su predilección. El Dios de Jesús es el mismo dios que el Dios de los musulmanes, o budistas o protestantes, hinduistas, sintoístas o confucionistas. Existe un solo dios.


D. LA LAICIDAD DEL MENSAJE DE JESÚS
Hay tres pasajes que indican la amplitud y la laicidad del mensaje: una, lo encontramos en las bienaventuranzas, otra, en la misión de los 72, y la tercera, en el juicio final.

1.      La fuerza de las llamadas Bienaventuranzas no está en su religiosidad, sino en la alternativa laica que promete. El reino de Dios se traduce hoy por la sociedad alternativa. El reino está presente no en lo religioso sino en lo laico, en lo que coinciden todos los seres humanos, y se identifica con lo ético, con la forma de vivir. La formulación laica de las llamadas bienaventuranzas se da en hoja aparte.

2.      En esa misión lo que Jesús encomienda a los 72 discípulos no es ninguna tarea religiosa, tal como sería enseñar una doctrina, dar una catequesis, organizar unas celebraciones rituales, o imponer unos mandamientos divinos. Nada de eso. Lo que les encarga es una tarea secular, laica. ¿En qué consiste? En remediar en lo posible el sufrimiento humano: “curad enfermos, limpiad leprosos, resucitad muertos, echad demonios (Mt, 10,8). Es decir, en su conjunto, se trata de curar las heridas que ha producido ese sistema político-religioso que reinaba en Israel y que se parece mucho al que tenemos ahora. Y además, todo eso darlo de balde, sin cobrar nada. Jesús no encomendó a los discípulos una misión religiosa, sino una misión humanitaria.

3.      En el relato del Juicio Final, todos sabemos cuál es el criterio de Jesús: en ese mensaje a todas las naciones, lo definitivo en el momento culminante de enjuiciar nuestra vida, no tendrá nada que ver con la religión, sino con lo que hagamos o dejemos de hacer, con los más necesitados y excluidos de la sociedad. Es decir, con los que tienen hambre, con los emigrantes, los enfermos, los presos, las prostitutas.


E. EL MENSAJE LAICO DE JESÚS ES UN MENSAJE SUBVERSIVO:
Jesús no fundó la Iglesia, ni la religión, sino un movimiento de fe, implantando en el mundo una revolución. En el Evangelio de Lucas, en el interrogatorio ante Pilatos, las masas le gritan tratando de acusarle: “Este subvierte (solivianta) al pueblo enseñando por todo el país empezando en Galilea”. Soliviantar, es “inducir a alguien a la oposición o a la rebeldía”: incitar, agitar, alborotar. El verbo griego ‘ἀνασείω’ aparece solo dos veces en el NT: Mc 15,11: “Pero los sumos sacerdotes incitaron a la multitud a pedir que les soltara mejor a Barrabás”. Y en (Lc 23,5) el pueblo, la muchedumbre, le acusa ante Pilato; “Ellos (la gente) insistían: Solivianta al pueblo enseñando por todo el país judío; empezó en Galilea y ha llegado hasta aquí.”

(Otra nota erudita: Lucas 23:5 οἱ δὲ ἐπίσχυον λέγοντες ὅτι ἀνασείει τὸν λαὸν διδάσκων καθ᾿ ὅλης τῆς Ἰουδαίας, καὶ ἀρξάμενος ἀπὸ τῆς Γαλιλαίας ἕως ὧδε. La traducción literal es: “Ellos insistían diciendo que solivianta al pueblo enseñando por toda Judea, empezando desde Galilea hasta aquí”. El verbo “anaseíô” аνασειω está compuesto por la preposición “ana” y el verbo original “seíô”. Este verbo significa “agitar, sacudir, hacer temblar”. De este verbo deriva “seismós” de donde viene nuestro·”seismo”, terremoto. La preposición “aná” significa “arriba, hacia arriba”. Es muy significativo el verbo “anístemi” (ana-hístemi), que significa “colocar hacia arriba, levantar” y que es el verbo que se utiliza con frecuencia para designar la resurrección: “Dios lo levantó de entre los muertos” o simplemente “Dios lo levantó, lo resucitó”. Aquí significa levantar al pueblo contra los de arriba.)

Soliviantar significa mover el ánimo de la gente para inducirle a adoptar una actitud rebelde u hostil en orden a cambiar el orden público y moral, dice el Diccionario de Lengua. La manera de soliviantar que tiene Jesús no es violenta, es “enseñando”. La enseñanza es una forma de subvertir el orden establecido: poner las cosas patas arriba. Jesús no estaba de acuerdo con la escala de valores de aquella sociedad que no es muy distinta de la nuestra de ahora. Lo de arriba lo pone abajo. Lo que consideramos como perdido es lo que vale, lo que todo el mundo estima que es bueno, no es tan bueno. Lo que se tiene por poder es debilidad. Siempre prevalece la vida sobre la muerte, la verdad sobre la mentira, la libertad sobre la dependencia. Y siempre el amor por encima de todo.
La subversión consiste en tratar de sentar los pilares de una sociedad que no se basa en los valores del dinero, el prestigio y el poder, sino en la libertad, la justicia y el amor. Jesús desplazó lo central de la religión de su tiempo, el Templo, la Ley y los sacerdotes, hacia lo humano y la humanidad. Se pone de parte de la vida y de la felicidad de todos los seres humanos. El centro de la religión no está en lo dogmático, ni en lo ritual, ni en lo sagrado, sino en lo ético. Jesús nos ofrece un “proyecto de vida”, no una serie de prácticas religiosas. Para Jesús lo sagrado es lo humano, no lo religioso. El proyecto de Jesús (laico) es incompatible con el proyecto de la religión. Jesús rechaza la religión de un Dios excluyente y un Dios violento. Jesús no se identifica con ninguna religión. Tampoco con el cristianismo. Creer en el Evangelio es sacar de nosotros mismos todo lo que es más humano, lo más común de todos los seres humanos, se trata de otra forma distinta de ver el mundo, de entender la sociedad, de crear la verdadera fraternidad que respeta los derechos humanos. No a una espiritualidad desencarnada, sino una vuelta al Jesús histórico que nos anunció un Dios-Padre misericordioso y compasivo, un Dios-Amor que quiere entrañablemente a todos sus hijos, y que denunció a los poderosos que oprimen, y se comprometió con los pobres y excluidos. Menos religión y más seguimiento de Jesús. Seguir a Jesús supone ir detrás de él, renunciar a la seguridad que da el sistema y cargar con la cruz de buscar en cada momento el auténtico modo de acompañarle. Y eso se resume en cuatro afirmaciones que Jesús hizo:
-          “No podéis servir a Dios y al dinero”,
-          “No deis a ningún César lo que es de Dios”,
-          “Sed compasivos, como vuestro Padre celestial es compasivo” y
-          “Los últimos serán los primeros”.
Jesús está por el cambio, no puede dejar las cosas como están, porque el mundo que él vivía era injusto: unos vivían muy bien a costa de otros que lo estaban pasando mal. Jesús no puede quedarse impasible, mirando para otro lado, al ver las masas arrastrándose por la pobreza y la miseria. “Se me conmueven las entrañas al ver a esta gente”. (Mc. 8,2). Lo cómodo es seguir como siempre sin cambiar nada. La indiferencia es la que se queda con los brazos cruzados, no hace nada ante el dolor ajeno. Y esto hace más daño que la misma violencia que causa el sufrimiento humano. No parece que la Iglesia quiera cambiar cosas importantes para la fe de los creyentes.

Permítanme un paréntesis subversivo respecto a la institución Iglesia:
-          Mientras siga mandando y gobernando la Curia Romana, otra Iglesia es imposible.
-          Mientras siga vigente el actual Código de Derecho Canónico que entroniza al Papa como un Rey Absoluto, otra Iglesia es imposible.
-          Mientras esta institución eclesiástica siga atada y bien atada a este Capitalismo perverso, otra Iglesia es imposible.
-          Mientras siga formando parte de las estructuras de esta Globalización financiera y especulativa, esta Iglesia no puede abrir la boca para pronunciar el Mensaje de Jesús.
-          Mientras no sea capaz de reconocer los Derechos humanos dentro y los exija hipócritamente fuera, otra Iglesia es imposible.
-          Mientras siga existiendo el Vaticano como Estado pontificio con sus riquezas, su cuerpo diplomático y su poder político, otra Iglesia es imposible,
-          Mientras continúe en el entramado político, económico, jurídico y social del mundo de los ricos, es imposible que pueda decir una palabra al mundo de los empobrecidos. Se encuentra situada en la línea base del Sistema que hace cada vez más pobres a los pobres, y más ricos a los ricos. Ha olvidado completamente la sentencia de Jesús que dice que “no se puede servir a dos señores, no podéis servir a servir a Dios y al Capital”.
Esta Iglesia no existe, no tiene nada que ver con el Mensaje de Jesús.

Después de este paréntesis, vamos a ver, finalmente, las dos preferencias escandalosas de Jesús: los perdidos y los últimos.

1.      Preferencia por los perdidos
Las parábolas son un ejemplo claro de la rebeldía de Jesús ante el orden establecido. Aparecen dos grupos de personas: la gente respetable y la gente insignificante, los don nadie, las mujeres, los enfermos, los que no figuran en esta sociedad. En estas parábolas Jesús hace patente que lo que tendría que ser lo normal en la vida, es lo “raro”. Estas parábolas presentan la vida tal y como es y por otra parte la vida tal y como tendría que ser o como podría ser. ¿Es normal que el hijo que dilapidó toda la fortuna de su padre y viviendo desenfrenadamente le organicen una fiesta por todo lo alto cuando vuelve a casa? Este es el hijo perdido, nada de “hijo pródigo”, hijo perdido. Jesús pone la vida al revés. Tiene preferencia, tiene un cariño especial por los perdidos. Jesús hace fiesta, se alegra, por la vuelta de su hijo que “estaba muerto y ha vuelto a la vida, estaba perdido y se le ha encontrado” (Lc. 15.24). Igual le pasa con la oveja perdida (Lc. 15,6). Lo mismo que con la moneda que había perdido la mujer. Tiene menos valor el hijo mayor que se queda en casa. Tienen menos valor las 99 ovejas que se quedan en el redil, o el resto del dinero que tiene en su casa la mujer, que lo que ha perdido. Lo que para la mayoría no tiene valor, lo que está perdido, eso es lo que prefiere Jesús. ¿Quiénes son los que pierden y quienes los que ganan? Jesús vino buscando los “balas perdidas” para salvarlos. Todo lo contrario de lo que podría hacer el Derecho Canónico.

2.      Preferencia por los últimos
Jesús lo dice muy claramente: “Los últimos serán los primeros” (Mc 10,31).Frente al reinado del dinero y del poder Jesús introduce una pasión en la historia: que los últimos dejen de serlo, que la sociedad les de la primacía para construir un mundo sin últimos ni primeros o, al menos, con la menor desigualdad posible entre seres humanos convocados a ser hermanos. La pasión por el Reino de Dios, es decir, por la realidad histórica, se convierte en pasión cristiana por la primacía de los últimos. Jesús crea una especial sensibilidad e interés por conocer y transformar las condiciones de vida en que se encuentran los últimos de cada sociedad y de la humanidad en su conjunto. Realiza una fuerte crítica y denuncia de los mecanismos de riqueza y poder que causan esa situación, y un comportamiento por la emancipación de los empobrecidos que tienen que constituir el centro de toda la vida colectiva hasta que dejen de serlo. A Dios solo se le puede acoger construyendo un mundo que tenga como primera meta la dignidad de los últimos.
Los últimos son los más necesitados de todo, de comida, de aprecio social y humano, a los que no se les reconocen sus derechos, los analfabetos, los que viven sin dignidad, esos, los pobres, los parados, los sin techo, los que tienen hambre, los que desprecia casi todo el mundo, los inmigrantes, los que viven años y años en campamentos de supervivencia, es decir, los últimos, los nadie, los olvidados, los que sobran en esta sociedad, todos esos son los primeros para Jesús, los que requieren toda su atención. Se trata de una inversión radical de los valores y de la situación establecida. Jesús corta por lo sano y lo dice sin rodeos “El que quiera ser el primero, que sea el último de todos y el servidor de todos” (Mc 9,35). Jesús es un raro, un hombre extraño, todo lo saca de quicio. Un subversivo.

Como conclusión, y ya termino, podemos decir que el Mensaje de Jesús es laico, porque es lo más humano, y al mismo tiempo es lo más universal. Y lo más humano y lo más universal es casi siempre lo más subversivo. Y podemos añadir que lo más humano es también poder confiar plenamente en otro ser humano. Que estas jornadas nos puedan servir para confiar un poco más en esa deliciosa y conflictiva humanidad de Jesús.

Muchas gracias.

Publicado por Carismatico Ec para IGLESIA DE A PIE - Ecuador por la paz y la reivindicación el 10/21/2014.